| Tel voyageur n'y verra que le gril brûlant du désert, un autre au même endroit, des palais sertis dans la luxuriance des palmeraies. Naîtra en lui l'image des fruits aux fragrances savoureuses, cueillis sous la fraîcheur chantante des fontaines. Tel autre traînera douloureusement ses pas entre des ruines qui ne hantent que son esprit, trop las et désespéré pour saisir, caché dans l'ombre des moucharabiehs le regard d'une femme voilée, ou son fantôme. Ainsi chacun passera selon son coeur : aride, alourdi par la certitude du mirage, ou fertile, désaltéré aux larmes d'Allah. | | |